Reportage Cuir Bangladesh : Les forçats de la mode

Suite à la diffusion et à l’enregistrement du reportage du cuir au Bangladesh « Les forçats de la mode » un documentaire d’ Envoyé Spécial, sur la chaine France 2 ou le matraquage médiatique du cuir : made out France.

La mise en scène du reportage est : à vous dégouté du cuir et de la mode, c’est certainement pour cette raison le documentaire est introuvable sur le web, tout comme en replay, supprimé en raison de son esprit caricatural, délictuel et diffamatoire, envers une filière et différentes marques.
En résumé : une diffusion pédagogique et audiovisuelle pour le grand public, aux heures à forte audience.

La réalisation plante le décor dans la belle et chic capitale française, aux cotés de la vedette « Joey Star » amateur de belles fringues, souriant ( évidement pour lui la vie est belle avec 58 millions d’euros de revenus annuel ) assis aux coté de belles femmes, tout en scrutant les toutes dernières collections cuir, qui d’ailleurs sont inabordables pour le français moyen.

Après cette belle introduction parisienne, si vous étiez encore sous le charme de ces merveilleuses fashonistas, buvant des coupettes de champagne sucrées, accommodées de doux parfums de Coco Mademoiselle, vous n’aller pas être déçus.

 

Joey Starr de ma mode

 

MAINTENANT = Bienvenue au Bangladesh et nous allons vous faire bouffer du gamin basané, moche, et misérable de 12 ans, bossant pieds nus, durant 15 heures non-stop, dans des conditions ignobles, entre chimie et cancer généralisé ( on peut même apercevoir en introduction, un enfant avec le bras cassé, on veut vraiment nous faire pleuré et nous faire comprendre que le pays est un Un no man’s land )

Vous voulez du rêve dans un pays où fleurit la beauté : Dhaka petite métropole de 12 millions d’habitant, ou les bengalis brulent en extérieur des chutes de cuir des tanneries avoisinantes, dans des fours artisanaux, y ajoutent un surplus de produits chimiques de temps à autre, avant des les écrasés pieds nus bien évidemment encore chauds, pour le revendre comme soit disant substitut alimentaire servant à engraisser poissons et poulets. ( tout en sachant que 89,7 % de la population nationale est musulmane et que celle ci doit manger hallal )

Ayant lu pas mal de commentaires et réactions sur ce reportage, via le web, nous souhaitons nous aussi participer au débat.

Tout d’abord remercions le reporter qui est un quasi héros, prenant de grand risque sanitaire, afin de nous faire participer et vrivre, au péril de sa vie, ce merveilleux voyage sur la route des indes.
On s’y croirait presque ! Dans les pires tanneries polluantes, on peut même entendre l’appel à la prière, ( Allah akbar ) pour faire peur a tout le monde  » c’est toujours bon et sa fait dans le sensationnel  » on tousse, on a du mal a respirer, dans les rues alentours de vieux barbus trainent et nous entourent et on laisse penser à un enlèvement par les talibans. ( vision, bruit, odeur et peur, nous avons tous les facteurs pour nous vendre du rêve ! )

On a envie de dire à ce grand journaliste, mais a quand une reportage sensationnel sur l’affaire des frégates d’Arabie saoudite et des sous-marins du Pakistan ou du dossier Pétrole contre nourriture ?
C’est certainement plus risqué niveau carrière professionnelle et moins vendeur pour un lobby marketing d’actualité.
Quelle belle réalisation et mise en scène, on a envie de dire : enfin un « documentaire alternatif » ça change du reportage sur la police et les banlieues …

N’oublions pas que le Bangladesh détient tout de meme le record du monde de densité de population avec 150 millions d’habitants répartis sur 147 750 kilomètres carrés, et que son taux de croissance est de chaque année aux alentours de 6%, ainsi les problèmes bengalis sont différents des intérêts de la France et de l’Europe.

Les conditions des travailleurs bengalis et la pollution en Asie sont des réalités, mais au bénéfice de qui ?
N’auraient on pas pu sensibiliser les criminels consommateurs compulsifs français, ainsi que la conséquence directe de leurs actes ?

Pourquoi ne pas inverser la vapeur  » en défaveur des hommes civilisés et laïques »  détenteurs de téléphones smartphones dernières générations et exploitant négrier d’enfants esclaves, pour leur confort de surf sur facebook.

Écourtons le passage au salon du cuir à Paris, ou l’on critique une nouvelle fois les pays étrangers avec un petit tacle au Pakistan, sachant tout de même que le représentant commercial qui a participé poliment au documentaire, représente une des plus grosses tanneries asiatiques, tout en donnant un avis a deux jeunes entrepreneurs ( qui d’ailleurs ne sont apparemment plus dans le monde du cuir à cette heure ci ) et que nous qualifierons de « gentils » vu les commentaires techniques : le cuir est plutôt bien, peaux suspectes, on sent au touché beaucoup plus de produit chimique, on déduit rapidement que nous avons affaires à des « experts », ( dommage pour la demoiselle, mais nous étions sur le stand et pour information on appelle cette matière : nappa glazed, matière / traitement pas plus chimique qu’une autre ? ) donc nous resterons interrogatifs sur leur étude et expertise « tout en sachant » que malheureusement cette firme refusera de travailler avec eux, vu les débits pharaoniques.

A suivre …

 

La vérité si je vends !

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